Notre ami Louis Belair

Aviateur, parachutiste aussi, comme son patronyme l’annonce clairement, Louis est (*) le doyen des pilotes “opérationnels” de l’aéro-club de Saint-Junien et l’histoire de ses relations avec notre club n’est pas banale.

 

 

 

 

 

 

Elles commencent en 1986, quand l’un de ses fils, Laurent, gagne une bourse de pilotage lors d’un concours organisé par le club. La formation de Laurent débute alors, qui le conduira, au fil des ans, au brevet de pilote privé puis professionnel, après quoi il deviendra instructeur, formateur d’instructeurs à Grenoble au SEFA, pour arriver enfin au poste qu’il occupe aujourd’hui : Inspecteur du SFACT à Lyon.

Quant au père, qui avait connu ses premiers émois aériens lors d’un baptême de l’air en “Fieseler Storch” au cours d’une fête organisée en 1954 dans un pré à Châlus par l’aéro-club du Limousin, il ne peut supporter longtemps de voir son fils s’envoler sous ses yeux alors que lui-même reste imprudemment au sol. Louis prépare et obtient alors son brevet de base, instruit par François Caffard-Delong, mais aussi, occasionnellement, par Laurent, son propre fils, devenu lui-même instructeur.

Louis en 2019

Puis, en 1999, alors que les nouvelles réglementations européennes vont entrer en vigueur, notre héros est soumis à l’amicale pression de ses amis de l’aéro-club qui voudraient bien voir sanctionnée sa grande assiduité et confirmées ses compétences de pilote à part entière. Il confie donc à Janine Chauvreau, épouse de l’illustre Bernard, elle-même instructeur en fonctions à Saint-Junien, le soin de le mener jusqu’au PPL (“private pilot license” comme le savent tous ceux qui ont fait des études universitaires ) ce qui lui permet d’échapper aux restrictions du BB exclusivement français ( 30 km autour de l’aérodrome d’origine ) et de n’être plus limité que par l’autonomie de nos avions.
Inutile de préciser que Louis s’intéresse à la gestion du club dont il sera vice-président pendant des années. Conseiller municipal de Châlus, souvent sollicité pour être adjoint au maire, il apportera dans notre association ses qualités d’homme de dialogue et de mesure. Sans oublier ses compétences de spécialiste en électronique qui nous ont valu l’entretien régulier de tout ce qui concerne les casques et les installations radiophoniques de l’aérodrome. Y compris certains périlleux lendemains de foudre sur l’antenne…

 

Louis – Annecy

Aujourd’hui, en 2014, (*) l’assiduité de Louis ne s’est pas atténuée. Il continue de voler très régulièrement, un peu moins souvent qu’autrefois, certes, mais vient de subir avec Jacques Turcat le contrôle biennal qui confirme ses aptitudes pour l’avenir.

 

 


Tout cela, donc, écrit en 2014. Mais cinq ans ont passé depuis et, de nos jours, Louis affronte des complications de santé qui l’éloignent des nuages. Seules subsistent sa passion pour les choses de l’aviation, son assiduité en nos murs et les bons souvenirs de ces années passées au club. Ce club « que nous aimons » comme se plaisent à le dire et à le prouver nombre d’entre nous.

(*) ces quelques lignes sur Louis avaient été rédigées à la demande d’Alain Fradet qui préparait son « histoire de l’aéro-club de Saint-Junien » en compagnie de notre doyen Jacques Cheymol.
Dans les années 90 et 2000, alors que je n’avais pas encore l’obligation d’être accompagné, j’emmenais souvent Louis en position de copilote et c’est ainsi qu’il a fait avec moi de nombreux voyages « au long cours » : Falaises d’Etretat, Mont Blanc, Pic du midi de Bigorre, plusieurs aller et retour à Reims quand Emmanuel était pilote au 1/30 puis au 1/33 (juste après que notre actuel président Patrick en ait quitté le commandement) , plusieurs missions de « transport aérien » clandestin sur Nîmes-Garons pour récupérer ma petite fille Léa auprès de ses grands-parents istréens et multiples voyages moins lointains à La Rochelle , Oléron, Clermont etc…J’en oublie.

Photos :

– Saut en parachute lors d’un des week-ends de Jean Gamaury
– Louis devant l’impressionnante tour de contrôle d’Annecy lors de notre escale technique au retour du Mont Blanc et devant Delta Echo sur un aérodrome moins exotique que vous êtes invités à identifier. Mais je vous préviens : cette image contient un piège qui risque de vous induire en erreur.
Louis en 2019 : très récente tentative de suicide du haut de son pigeonnier à Châlus. En fait l’enquête montrera qu’il n’en était rien et que c’est seulement après d’âpres négociations avec Moïsette que Louis a finalement obtenu l’autorisation d’ intervenir sur la gouttière de son superbe pigeonnier à colombages, plein de trésors, témoins du développement de la radio et de la télévision dans nos campagnes. Radio et télévision, c’était le métier de Louis qui a fait ses études par correspondance, ce qui l’a amené à livrer, entretenir et dépanner les téléviseurs de Châlus pendant sa vie professionnelle. Et lui a valu la célébrité à la suite de multiples interventions télévisées à FR3 Limousin.

© Jean-Louis Maisonnet


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