19 mai 2001 : un voyage au Mont Blanc

Pas de grosses difficultés de navigation même sans GPS : cap est. Passé les monts d’Auvergne, par beau temps, on voit les Alpes à l’horizon et leur point culminant se distingue rapidement.

Evidemment pas question de le survoler . Avec quatre personnes à bord, même si aucune n’était obèse, Delta Echo ne grimpait plus beaucoup à partir de 12000ft QNH. Nous nous sommes donc contentés de l’approcher au cours d’un vol magnifique avec une météo splendide, un ciel parfaitement dégagé au dessus de nous mais de nombreux petits nuages éparpillés dans les vallées, comme un décor en quelque sorte : « few » , comme dit le METAR.

Nous avons survolé entre autres le Val d’Arly, Praz sur Arly et Megève, la chaîne des Aravis, le plateau des Glières, identifiés sur nos photos par un pilote d’Annecy-Meythet.

Lac d’Annecy

Le Rhône avec la ville de Culoz

Val d’Arly

J’avais demandé à Louis de m’accompagner mais cependant j’étais dans mes petits souliers à l’idée de survoler tant de montagnes et si hautes. La veille, je m’étais enquis des précautions particulières à envisager auprès de Jean-Maurice Godineau, notre instructeur d’alors ( 10.000 hdv sur divers hélicos de l’armée de l’air) Le jour du départ j’avais refait avec soin le niveau d’huile de Delta écho mais sous le coup de l’émotion, j’avais mal ajusté l’entonnoir et la moitié de l’huile était tombée par terre. Je revois encore papa Cheymol à quatre pattes en train d’essuyer le sol sous le hangar, à ma grande confusion.

Un beau souvenir donc, avec toutefois un bémol. Je n’avais pas décidé exactement du lieu où nous nous ferions escale : Chambéry ou Annecy. Finalement nous choisissons Annecy-Meythet où la demoiselle du contrôle me propose aimablement une directe sur la 04. Et moi d’accepter d’enthousiasme sans avoir bien noté que l’altitude de LFLP n’est pas tellement élevée : à peine 500ft de plus que chez nous, alors que nous sommes très haut… Je pique donc sur le seuil de piste et j’entends encore les cris de mes deux passagères à l’arrière, dont les oreilles ont du mal à accepter ma manœuvre. Louis, stoïque n’a rien remarqué, dit-il…

Louis  à Annecy

Un regret aussi : au retour nous survolons Chambéry et nous pouvons contempler le pittoresque des installations : survol du lac du Bourget en finale ou en montée initiale. Regret tempéré toutefois à la lecture, par la suite, d’un article d’ « Info-Pilote » qui indique que, sur cet aérodrome, il vaut mieux arriver en Falcon qu’en DR400, surtout pendant la saison hivernale, il est vrai…

Photos :
– Few
– Le val d’Arly avec le Mont blanc au fond – le lac d’ Annecy, et, à gauche de la ville, la piste – la ville de Culoz près du Rhône au pied du Grand Colombier
– le Mont-Blanc , Louis à Annecy devant la tour qui ressemble aux superstructures d’un navire, courte finale 04 à Annecy avec, à l’horizon, le sommet de La Tournette.

© Jean-Louis Maisonnet


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